Fichez donc la paix sur terre aux hommes de bonne volonté !

n° 8 le 23 décembre 2009

Pour le dire brutalement : il est temps que les hommes de bonne volonté fassent comprendre aux hommes de pouvoir que « ça commence à bien faire » !

Nous ne voulons pas que nos vies soient formatées.  Nous ne voulons pas que des règlements sans frontières nous disent à chaque pas où nous pouvons poser le pied.  Nous en avons par-dessus la tête de nous sentir infantilisés par des coteries de faux prophètes qui se croient investies de la mission de régenter nos vies.  Nous sommes assez grands pour savoir ce qui est bon pour nous et pour nos enfants.  Qu’ils se contentent de la mission du politique, qui est de gérer l’espace commun  au mieux et dans l’intérêt de chacun ; c’est leur rôle.  Mais, de grâce, qu’ils arrêtent de vouloir faire notre bonheur à notre place.

Voilà le sentiment qui domine à ce jour auprès de tous ceux qui n’aiment pas qu’on les appelle « les gens » parce qu’ils sont les citoyens adultes d’un pays et que ce pays  est le leur.  Ils aimeraient, tout benoîtement, que les politiciens s’en souviennent et restent donc à leur service et au service de ce pays, et non l’inverse.

Et ne croyez pas que ceci relève d’une réaction primaire anti-politique, voir populiste.  Non, ce serait une faute lourde de ne pas percevoir que le mal est grave et que c’est bien notre régime politique qui est en jeu.  Si un certain populisme a effectivement tendance à revoir le jour, ce n’est pas lui qu’il faut condamner mais les tentations totalitaires qui en sont la cause.

Quand le peuple fait mine de vouloir reprendre lui-même le pouvoir, au détriment de ses mandataires, c’est qu’il a le sentiment de l’avoir perdu.  Et quand le peuple a le sentiment que le pouvoir lui échappe c’est que ses libertés sont en danger, et que le « démos » est pris de doute.

Il est indéniable que, tant au niveau local, dans chacun de nos pays, qu’au niveau mondial, la dérive oligarchique est patente.  Nous sommes en face du dilemme suivant : ou bien la mondialisation (phénomène merveilleux et passionnant dû aux formidables progrès de l’homme dans le domaine des communications) sera contrôlée par des réseaux oligarchiques, les uns pratiquant le culte écolo, les autres l’aveuglement hédoniste, tout en s’entendant comme larrons en foire, ou bien nous réussirons une vraie mondialisation au profit de chacun.  C’est-à-dire une mondialisation qui permettra à chaque personne de se mettre en connexion immédiate (c’est-à-dire sans média, sans intermédiaire, sans pouvoir parasite aucun) avec l’ensemble de l’humanité.

Pour arriver à cette mondialisation libératrice et éviter la mondialisation directrice et étouffante qui se met en place à ce jour, la seule solution est  l’éducation.  Il faut restaurer d’urgence, par l’éducation au sein des familles, le sens des responsabilités personnelles pour chacun.   Il est urgent de forger à nouveau la volonté de chacun afin qu’elle soit bonne. Et pour qu’elle soit bonne il faut qu’elle se sache responsable du sort des autres et qu’elle arrête de confier la solidarité humaine à des organismes irresponsables.  Pour que nos volontés soient bonnes, il faut qu’elles refusent le relativisme matérialiste actuel pour retrouver, tout ringards qu’on les dise, le sens de la générosité et celui de la vertu.

Les chrétiens ont, pour cela, une superbe et douce  formule que chantent les anges dans le ciel de Noël : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ».

Ce qui pourrait sans doute se traduire pour les incroyants par : « Vive les valeurs universelles qui guident le monde et la paix règnera sur terre entre les hommes qui les respectent ».

Joyeux Noël à tous !

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