Bonjour, et bienvenue dans le BEFFROI !

14 décembre 2009

Le beffroi de Bruxelles avant son effondrement, le 25 juillet 1714.

Inquiets pour l’avenir de notre pays en décomposition institutionnelle et morale,

inquiets pour la préservation de nos libertés: liberté d’enseigner nos enfants, liberté de travail, liberté d’opinion,  et celle de défendre les valeurs universelles qui forment le socle de notre civilisation;

nous avons créé le BEFFROI qui est un mouvement de pression, de réflexion, d’information et de formation.

La vocation du BEFFROI est de:

  • défendre la Belgique, la Monarchie et des institutions raisonnables,
  • dénoncer l’oligarchie particratique qui dénature notre régime parlementaire,
  • favoriser le travail productif, et donc contester la rage taxatrice paralysante et démoralisante, ainsi que les règlementations étouffantes,
  • remettre l’Etat et l’argent à leurs places respectives, d’arbitre et d’outil, face à un marché juste, libre et  (donc) transparent,
  • oser parler ouvertement de l’Islam et de l’immigration qui posent d’urgents problèmes  tant pour l’Europe que pour l’Afrique,
  • promouvoir la moralité et les vertus civiques, et dénoncer les dégâts de l’égoïsme hédoniste,
  • respecter les valeurs universelles, comme notre patrimoine culturel, défendre la famille et enfin la vie humaine, de la conception au décès naturel.

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Chers amis,

Si vous désirez que cette information et ces courriers parviennent à vos amis ou connaissances, vous savez qu’il suffit de nous transmettre leurs adresses électroniques.

Très cordialement donc,

pour le Roi, la Loi et la Liberté !

office@lebeffroi.eu



Quand l’immodestie se fait mortelle.

12 mai 2013

Beaucoup d’entre nous avons été profondément attristés et même blessés par des publications tapageuses parues au moment du décès du professeur de Duve.

Il faut dire que ce grand savant, issu d’un milieu chrétien,  n’a pas hésité, à de multiples occasions à la fin de sa vie, à dire ses doutes philosophiques et à professer son agnosticisme. Je suppose que personne ne songe à lui contester ce droit.

Par ailleurs, que le petit monde anti-catho belge s’en réjouirait avec plus ou moins de décence, était à prévoir.

C’est de ce même droit que je veux faire usage ici pour exprimer le plus clairement qu’il m’est possible, pourquoi le tapage fait autour de ce décès et son exploitation par certains, représente une dérive ; une dérive de plus, et plus grave que d’autres.

Tout d’abord il me semble profondément regrettable et peu digne d’un grand esprit, d’organiser publiquement son décès et ce qu’il faut bien reconnaître comme un suicide assisté. Il s’agit d’un délit commis en toute impunité, car ceux qui ont posé les gestes létaux pour procéder à cette mise à mort en dehors des circonstances prévues par notre loi sur l’euthanasie, ne seront évidemment pas poursuivis.

Je ne vois rien de respectable ni de bon dans cette manière d’agir, si ce n’est qu’elle met très clairement en lumière les limites de l’applicabilité réelle de notre mauvaise loi sur l’euthanasie. La preuve est faite que, si nous ne voulons pas d’une société où chacun puisse être supprimé sous prétexte de son consentement, (ou de son incapacité à donner son consentement) cette loi doit être revue profondément.

Mais le plus triste et le plus dérangeant dans les circonstances de la disparition de ce grand Monsieur qu’était incontestablement le professeur de Duve, ne me semble pas être son suicide assisté. Le plus triste est sans doute l’exploitation qu’en font les milieux scientistes et prétendument « laïcs » qui chantent victoire sur tous les tons parce que, outre la mise en scène de sa mort, dans son grand âge, le savant avait renié toute foi.

Il a dit, en effet : « Je ne puis rationnellement me rallier au concept d’un être immanent ». « L’Ultime réalité n’est pas une entité intemporelle, mais une conception de mon esprit.»

Excusez-moi, je vais manquer ici au respect le plus élémentaire dû à un grand savant qui vient de décéder, mais je considère que s’il a effectivement affirmé cela, il a tout simplement dit une grosse bêtise.

Je ne ferais pas de commentaire et je ne prendrais surtout pas le risque de blesser ses admirateurs s’il était seul en cause. Mais qui ne voit que cette position ultime d’un Prix Nobel apporte de l’eau au moulin de la pire des bêtises, celle  que nous impose tous les jours d’avantage le monde du matérialisme revanchard ?

J’ose donc m’enfoncer d’avantage et expliquer pourquoi.

Prenons tout d’abord en compte l’esprit d’un homme dont les conceptions, selon lui-même, constitueraient « l’ultime réalité ». J’avoue que je ne comprends pas comment une grande intelligence peut faire preuve d’une telle absence de la moindre modestie.

Quand il se penche sur les découvertes abyssales de l’infiniment petit et qu’il prend conscience de ce que la parcelle la plus infime de matière constitue à elle seule un monde dont nous n’apercevons  pas même les limites, puis quand il tente d’élever son regard vers l’infiniment grand et qu’il essaye de concevoir que toute notre galaxie n’y représente pas plus qu’un grain de poussière, comment un homme peut-il encore oser considérer sa petite personne et son petit esprit comme la mesure ultime de la réalité ? N’y a-t-il pas là une forme d’immodestie délirante, incompréhensible ?  N’est-ce pas celle qui aveugle l’homme depuis le paradis terrestre ?

Mais venons-en au plus grave. Ce grand savant, dont le QI doit probablement être le double du mien, refuse de « se rallier rationnellement» au « concept d’un être immanent ». Quand j’essaye de comprendre cette affirmation je me dis d’emblée que parler de « concept » quand on parle de Dieu est déjà extraordinairement réducteur, mais ce qui me dérange le plus est cette incommensurable prétention à vouloir, ici encore, considérer sa propre raison comme une sorte de mesure obligatoire à laquelle Dieu devrait répondre pour être acceptable. Je ne veux pas me montrer désagréable mais pour être scientifiquement réel faut-il vraiment correspondre à ce qu’un esprit d’homme conçoit comme rationnel ?

Un sentiment est-il rationnel ? Pour autant le sentiment n’existe-t-il pas ?

La beauté, l’art sont-ils rationnels ? Pour autant, n’existent-t-ils pas ?

La souffrance et la joie, les vertus et le don de soi sont-ils rationnels ? Pour autant n’existent-ils pas ?

L’amour, irrationnel par excellence entre tous les dons faits à l’homme, n’existerait-il pas ?

Bref c’est tout ce qui n’est pas mesurable, tout ce qui fait la vie personnelle de l’homme, que notre raison ne peut circonscrire.  Bien loin de mettre l’existence de ces éléments en doute, ceci ne prouve qu’une chose : c’est que notre raison est actuellement encore tellement limitée qu’elle ne peut concevoir la réalité de leur contenu. Pour notre petite raison humaine la vie reste un mystère.

Je pense moi que la seule attitude intelligente vis à vis de tout ce qui nous apparaît comme difficilement compatible avec notre raison est une modestie radicale. Ce n’est pas parce qu’un élément échappe à notre entendement que nous pouvons mettre la réalité de son existence en doute. Bien au contraire car, sinon, nous devions mettre en doute l’existence de l’amour.

Or, nous savons que l’amour reste la source de toute vie, et spécialement de la vie humaine depuis son apparition jusqu’à son retour vers le Père, nous le savons sans que notre science soit en mesure de l’expliquer. Si nous donnons la primauté au matérialisme scientiste, nous devons « rationnellement » refuser le principe de toute vie.

Le matérialisme, voilà qui est clair maintenant, est l’origine de la culture de mort qui s’impose chez nous aujourd’hui.

Vous nous permettrez donc de le combattre de toutes nos forces.

Pascal de Roubaix.

La Genèse profanée !

1 avril 2013

Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.  Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, homme et femme, il les créa.  Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre, et soumettez-la. (Genèse 26.28)

En cette glaciale veillée de Pâques, j’ai eu le bonheur de lire encore une fois un des textes les plus beaux de la littérature universelle : les premiers versets de la Genèse reprenant la création du monde.

Ce texte en forme de prophétie première, de poème original sorti de la source des temps, marie avec une rare puissance la naïveté de l’homme, la main du Créateur et le Verbe de Dieu.

Mais beaucoup plus prosaïquement je n’ai pu, en le relisant, m’empêcher de penser qu’il était d’une actualité politique troublante. Il me semble en effet indéniable que le laïcisme quelque peu hystérique qui contamine aujourd’hui l’ensemble de la classe dirigeante de notre oligarchie particratique se situe et milite à l’opposé exact de ce texte fondateur. (Ce qui rend sa relecture d’autant plus jouissive pour moi, je l’avoue volontiers).

Passons rapidement sur le dernier avatar engendré par l’obligatoire obsession  anti-chrétienne : la suppression décrétée de toute référence chrétienne dans les noms des vacances scolaires. Il me semble bon de citer ce détail grotesque afin que nous puissions mieux appréhender la profondeur d’un mal qui fait accepter de telles stupidités, les fait prendre en considération par un parlement, les fait travailler par des commissions d’élus et par de multiples fonctionnaires qui ne sont pourtant pas tous frappés de débilité mentale, jusqu’à les couler dans une norme imposée aux écoles qui sont évidemment les dernières dont ont aurait songé à demander l’avis. Tenez, prenez donc un petit œuf « de printemps » pour faire passer ça.

Mais il y a plus grave, hélas beaucoup plus grave. Il y a l’écologie politique aujourd’hui érigée en culte. Construit sur les grandes peurs instinctives de l’homme, ce mouvement était assez folklorique à ses débuts, (je l’ai vu de tout près dans les années 80 quand les deux premiers élus « Ecolo » sont arrivés à la Chambre en même temps que moi) mais, comme par hasard, depuis que certains milieux d’affaire y ont vu des sources de  business formidablement profitables et presque infinies, il s’est progressivement transformé en une religion matérialiste qui s’est imposée mondialement avec d’énormes moyens et en développant un cléricalisme despotique dont nos sociétés libérales avaient perdu l’habitude. Qui peut encore prétendre aujourd’hui échapper chez nous aux diktats du « développement durable » ce pléonasme incontournable qui s’est imposé dans le secteur de l’énergie puis dans toute l’industrie, qui nous dicte sans vergogne ce que nous pouvons manger et boire, la manière dont nous devons nous loger et nous chauffer, ce que nous pouvons acheter, vendre ou consommer en gérant littéralement notre vie dans tous les domaines, même les plus intimes ?

Et gare à celui qui conteste. Voyez comme se font lyncher sans pitié les inconscients scientifiques qui osent signaler leurs observations indiquant que le globe ne se réchaufferait plus depuis quelques années. Aucune discussion n’est acceptée, aucun argument n’est entendu et les blasphémateurs sont dénoncés à l’opprobre public et voués aux gémonies.

Personnellement je n’ai aucune compétence en climatologie, j’observe simplement à qui profitent les ukases de ceux qui croient pouvoir en faire une science exacte. Mais je ne puis réprimer un sourire impertinent quand je lis dans un article qui ne se veut pas comique, que le froid glacial exceptionnel de ce printemps retardataire est précisément dû, lui aussi, …au réchauffement climatique ! (Comment n’y avions-nous pas songé nous-mêmes ?)

Au-delà du climat et très curieusement, l’écologie politique qui prétend défendre notre planète mère, la vie animale et végétale, ainsi que l’ensemble de la nature au prix d’immenses investissements financiers et humains, devient soudain sourde et aveugle dès qu’on aborde les horribles «  sujets éthiques ». Autant elle s’émeut devant les massacres de bébés phoques, le sort inquiétant d’espèces animales ou les maltraitances dans les élevages et les abattoirs (qui sont de vrais sujets, nul ne le conteste), autant elle semble approuver ce qui fait la honte la plus grave de notre siècle à savoir l’élimination journalière, perpétrée dans nos sociétés « progressistes », de centaines de milliers d’enfants à naître, de vieillards, de malades ou même d’innocents handicapés.

Nous avons vu ici l’avortement passer progressivement de l’état de crime très partiellement dépénalisé par la loi, à celui d’un « droit de la femme » totalement illégal mais revendiqué sans le moindre scrupule par toute une population volontairement aveuglée. Essayez aujourd’hui de rappeler que l’avortement reste, qu’on le veuille ou non, un geste de mort humainement insoutenable et une blessure indélébile, et vous entendrez les anathèmes proférés contre vous !  (Avec une virulence qui prouve bien la justesse de vos affirmations.)

Enfin, l’actualité est surtout à la destruction de la cellule familiale comme cellule de base de notre tissu social. Pour cela la porte est grande ouverte à des lobbys gays et lesbiens qui revendiquent de manière assez surréaliste et totalement impudique des nouveaux droits : le droit au mariage homosexuel (ce qui, en français est une « contradictio in terminis »(*) et surtout le « droit à l’enfant » ( qui fait de l’enfant un objet de droit plutôt qu’un sujet) quitte à lui imposer une vie sans père ou sans mère. Ces horreurs, revendiquées par des groupes ultra-minoritaires, ne sont évidemment que des prétextes, certes pas très ragoutants mais des prétextes, le but, la cible est la famille traditionnelle. Il faut la détruire. Elle protège en effet l’individu de son total isolement devant les pouvoirs politiques économiques et sociaux. (**)

Il faut substituer à la répartition des rôles au sein de la cellule familiale, la théorie du genre qui prétend, de manière totalement saugrenue mais très à la mode, que le sexe n’est pas une réalité ontologique ni physique mais simplement culturelle et qu’il devrait faire l’objet d’un choix libre à tout moment de l’existence. Et comme par hasard, les adeptes de ces inepties dont on rira avec gène dans quelques décennies, se retrouvent au sein de tous les partis du système et s’escriment à changer nos règles de vie et l’éducation de nos enfants en fonction de leurs fantasmes les plus malsains.

Une forte proportion de la population française semble avoir compris le danger et son importance, elle le démontre dans des manifestations historiques et dans une détermination impressionnante. Quoi qu’il arrive dans les mois à venir, cet énorme mouvement ne restera pas sans trace, en France comme dans toute l’Europe. Le printemps arriverait-il enfin ?

Pascal de Roubaix.

(*) Le « Robert » comme le « Littrè » donne comme définition au mariage : l’union légitime entre l’homme et la femme. Il est aussi bon de savoir que le mot mariage apparaît en français au début des années 1000 pour désigner le sacrement par lequel l’Eglise catholique bénit l’union de l’homme et de la femme. L’Eglise est donc à l’origine même de ce mot, et certains prétendent s’offusquer de ce que les évêques de France interviennent en sa faveur !

(**)Extrait d’un courrier déjà ancien : Mais pourquoi me direz-vous cette hargne contre la famille ?  Tout simplement parce que la famille est la première des garanties de la liberté de la personne humaine. C’est son creuset, son recours, son port d’attache, son havre, sa ressource. Sans famille, la personne n’est plus qu’un individu, nu face au pouvoir et aux aléas. C’est ce que veut le socialisme : une collectivité d’individus, et surtout pas des personnes revêtues de dignité  et d’autonomie structurée. C’est ainsi que le progressisme matérialiste s’est développé de manière comparable au sida. Celui-ci tue dans notre organisme les éléments qui nous immunisent face à la maladie. Celui-là détruit systématiquement dans l’organisme social toutes les structures qui immunisent le citoyen et lui donnent les dimensions de sa dignité personnelle.

La famille est construite sur le principe du don de soi, total, sans compter, qui crée des liens affectifs indestructibles, toutes notions sur lesquelles le matérialisme n’a aucune prise. Elles lui sont donc insupportables, il faut les nier, les empêcher, les ridiculiser, les démoder, bref tout mettre en œuvre pour qu’elles soient réduites à l’impuissance malgré leurs fondements essentiels.

Or si la famille n’est pas la panacée qui, à elle seule, nous guérira de tous nos maux, c’est évident, il n’est pas moins évident qu’elle constitue le creuset irremplaçable de la formation de la libre personnalité de chacun.

Le lien biologique est le seul qui garantisse l’oubli de soi au profit de l’autre (à l’exception de certains parents dénaturés).

C’est cet oubli de soi qui justifie l’autorité parentale, c’est lui qui affermit les rapports d’amour-autorité entre les membres de la famille qui se sentent et sont effectivement responsables les uns des autres.

Cette sécurité, cette sérénité affective est le creuset irremplaçable qui sociabilise les enfants tout en leur forgeant une personnalité propre et en leur transmettant les repères moraux indispensables à la vie en société.

Mille fois les éducateurs en ont fait l’expérience : il n’existe pas de palliatif à la famille. En cas de défaut de la famille, toutes les formes de prises en charge des enfants, même les mieux organisées et les plus chaleureuses, se sont révélées n’être que des pis-aller.

Il saute donc aux yeux, que la cellule familiale doive être au centre de toutes les préoccupations de ceux qui prétendent vouloir le bien commun. La famille devrait être, logiquement, le cœur et l’inspiration de tout programme politique intelligent. Hélas, c’est exactement dans la direction opposée que vont nos pays, pour le plus grand malheur de l’Europe et de ses nations dont les politiques euthanasient la famille moribonde avec le consentement plus ou moins actif des partis prétendument démocratiques.

(Courrier du 22 août 2005)

Un profond bonheur.

15 mars 2013

J’ai gardé le silence depuis la renonciation de S.S. Benoît XVI à sa charge pontificale. J’aurais pu, depuis des semaines, insister sur la qualité unique du processus électif que représente la technique multiséculaire du conclave. J’aurais voulu ainsi clore le bec à tous les chiens qui aboyaient bien avant qu’il ne débute et durant son très bref déroulement. Mais j’ai préféré attendre que les faits s’en chargent.

Ils s’en sont chargés, en effet, et de quelle manière ! Ils ont mis sur le trône de Saint Pierre un cardinal qu’aucun n’avait placé dans ses favoris. Il faut dire que tous ces observateurs patentés ont une furieuse tendance à confondre le déroulement du conclave avec une sorte de scrutin présidentiel mâtiné d’élection de miss monde. Même les plus capés des vaticanologues, ceux qui savent les malices de l’Esprit Saint et qui devaient donc savoir à quoi s’attendre, n’ont pu s’empêcher d’introduire dans leurs supputations, des critères tristement politiques ou stupidement médiatiques, afin d’étayer leurs pronostics les plus indécents. Ils ont été jusqu’à nous développer les stratégies des uns et des autres avec leur coefficient de chances réciproques, et enfin, à nous préciser à quel tour de scrutin untel ou untel aura intérêt (sic) à abattre ses cartes.

Le plus amusant fut d’observer leurs têtes quand ils ont entendu le nom de l’élu.

M…. ! Ils n’avaient même pas de fiche prête à ce nom là.

Mais qu’à cela ne tienne, la surprise passée, ils sont très vite retombés sur leurs pattes et dans leurs indécrottables travers. Est-il conservateur, est-il progressiste ? Va-t-il remettre de l’ordre dans la Curie ? S’il est passé c’est sûrement grâce à ses origines italiennes ! Et non Madame, il n’est pas blanc bleu dans ses flirts de jeunesse avec la dictature de l’époque !  D’ailleurs il est jésuite, c’est vous dire ! Et puis, François, c’est François d’Assise ou François-Xavier ?

Et tous de se positionner à nouveau en gardes champêtres de leur territoire et seuls juges de la manière dont ce nouveau Pape répondra ou non à leurs diktats.

Décidément, ils ne peuvent pas comprendre.

Ils ne peuvent pas comprendre que ce Pape vient d’être choisi par l’ensemble des personnalités les plus éminentes de l’Eglise catholique. Pour ce faire, ils ont prêté serment, puis se sont volontairement retirés du monde. Ils ont prié et voté, voté et prié, jusqu’à ce que l’Esprit Saint leur permette de choisir celui qui a accepté de porter cette charge surhumaine.

Et ce qui fait mon bonheur profond, c’est qu’ils ont accompli cette tâche, une fois de plus, sans le moindre grain de sable, tant le processus est bien huilé.

Ce qui fait mon bonheur profond c’est que, dès que nous avons vu l’élu, dès ses premières paroles, nous avons immédiatement (merci les médias !) senti en lui l’Esprit dont, à l’évidence, il est habité.

Ce qui fait mon bonheur profond, c’est qu’à un tel pasteur (tout comme à ses formidables prédécesseurs) je puis donner ma foi, sans hésiter, sans mégoter.

A tous les critiques qui l’observent avec d’autant plus d’empressement qu’ils ont été pris de court, il répond tout simplement : « S’il vous plait, prions ! »

Ce qui veut dire : « taisez-vous, toutes vos questions, toutes vos appréhensions et toutes vos mesquineries, vos observations, vos jugements ou vos condamnations, n’ont aucune place ici. Ici et maintenant, c’est le temps de prier, prier pour moi, prier ensemble et que Dieu nous bénisse ; rien d’autre n’a de sens. »

Quel bonheur !

Vérité et « mariage » des homosexuels.

16 février 2013

Chers amis du Beffroi

je vous recommande ce témoignage magnifique sur le débat du mariage qui a lieu en France.

bien à vous
H de Dorlodot

Merci à vous et nous ajouterons ce sondage qui rétablit un peu de vérité dans ce débat manipulé par le politique.

« Mariage pour tous ». Sondage IFOP pour Alliance VITA : la baudruche se dégonfle

Seulement 39% des Français adhèrent au projet de loi Taubira

Au lendemain du vote en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi Taubira, Alliance VITA a demandé à l’IFOP de réaliser un sondage sur l’adhésion réelle des Français à ce projet.

En effet, jusqu’à aujourd’hui, les sondages ont séparé la question du mariage et de l’adoption, donnant jusqu’à 66% d’adhésion au « mariage pour tous ». Or, dans la loi française, ces deux réalités sont indissociables. Le slogan de « mariage pour tous » est donc réducteur et trompeur, puisque le projet de loi sur l’ouverture du mariage pour deux personnes de même sexe implique nécessairement, en France, l’adoption d’enfant.

Alliance VITA a donc choisi de poser les 3 questions réellement en débat aujourd’hui :

“Vous savez qu’actuellement en France, le mariage ouvre automatiquement la droit à l’adoption, c’est-à-dire qu’on ne peut dissocier mariage et adoption. Dans ces conditions, êtes-vous plutôt favorable :

  • Au droit au mariage pour des personnes de même sexe, assorti du droit d’adopter  : 39%
  • A une union civile, qui accorderait davantage de droits que le PACS, sans pour autant permettre le droit à l’adoption : 36%
  • A aucun de ces deux projets : 21%”
  • NSP (ne savent pas) : 4%”

Les résultats montrent que seulement 39% des Français adhèrent au projet de la loi Taubira

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Les membres de nos équipes VITA engagés sur le terrain rencontrent tous les jours des Français qui ignorent encore que le texte voté mardi dernier permet qu’un enfant soit adopté par deux hommes ou deux femmes. Or, notre sondage interroge les Français sur la réalité de la loi, et non sur la présentation édulcorée que la formule « mariage pour tous » en donne. Par souci de transparence, nous avons décidé d’adresser la totalité des résultats de ce sondage à chaque parlementaire, afin qu’il se prononce en connaissance de cause. Contrairement à ce qu’on entend trop souvent, seulement 39% des Français adhèrent à l’essentiel du projet de loi Taubira. Or, ce chiffre ne prend pas même en compte les perspectives de la procréation artificielle, face auxquelles les Français montrent encore plus de réticences. Selon nous, c’est le moment de se mobiliser avec force pour ne pas laisser la suite du processus législatif se dérouler sans opposition. Ce que les élus vont découvrir, c’est que la baudruche se dégonfle, puisque que l’on passe d’un taux d’adhésion de 66% à un modeste 39%, qui nous ramène à la réalité. Par ailleurs, ce sondage révèle que c’est une idée fausse de prétendre que la Gauche est unanime sur ce sujet, quand on voit la proportion importante d’électeurs de cette sensibilité qui n’y adhérent pas, notamment 43% des électeurs de François Hollande »