Cher Monseigneur,
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Cher Monseigneur,

Je voudrais profiter de l’occasion de cette date importante, pour vous dire toute la gratitude que voudraient vous exprimer avec moi, tant de vos ouailles.

Après une eucharistie festive dans notre ancienne paroisse de Schaerbeek, clôturant votre visite pastorale, vous passiez de groupe en groupe avec un mot pour chacun, plaisantant et animant les conversations avec cette facilité de contact et cette chaleur humaine qui font votre marque. A un moment vous vous êtes mêlé à un cercle de dames africaines dont l’une, énorme, semblait devoir accoucher dans l’heure. Vous n’avez pas hésité un instant et, plaçant vos mains sur son ventre, vous avez béni cet enfant à naître dans un geste spontané qui a fait pleurer de joie la parturiente et, je crois bien, plusieurs autres de ses amies. Je me suis dit en voyant leur bonheur : Il y a du génie dans les gestes de celui qui se laisse porter par l’Esprit !

Quelques années plus tard, il y a peu, vous étiez en visite pastorale dans notre nouvelle paroisse d’Orp-le-grand. Je fus chargé de vous accueillir pour la visite d’un home tout proche. Et vous m’avez appelé sans hésiter par mon prénom, alors que vous me demandiez ce que je faisais là, aux confins du Brabant, comme si nous nous étions quittés la veille. Mais il y eut plus extraordinaire. Je vous ai entendu proposer à une assemblée du quatrième âge quelque peu tétanisée par votre présence, de chanter ensemble quelques glorieuses ritournelles. Et voilà que vous avez entonné d’une voix inattendue, un véritable petit tour de chant à la Théodore Botrel. Cela eut le don de réchauffer instantanément les vieilles âmes que vous avez très subtilement conduites vers des cantiques religieux de notre enfance. Et toute la salle les repris en un chœur aussi touchant qu’enthousiaste.   Et je me suis dit en voyant leur bonheur : décidément il ne manque pas d’air celui qui utilise le souffle de l’Esprit !

Ces deux petits exemples pour faire mieux comprendre qu’un long panégyrique, ce que nous risquons bien de voir partir comme pasteur et le souvenir énorme que nous en garderons.

Vous avez remis l’Eglise au milieu du village. Vous avez affirmé et écrit, sans faiblir un instant, l’infinie mansuétude de l’amour divin ainsi que ses exigences radicales. Vous avez fait prier les foules comme personne.

Quel que soit le rôle que vous jouerez dans les mois et les années avenir, il est évident que vous continuerez d’autant mieux que votre fardeau sera moins lourd.

Merci d’avoir été et de rester encore longtemps, pour tant de fidèles, ce puissant et toujours si simple porteur du souffle de l’Esprit.

Tout ceci, le plus cordialement que me permet l’expression de mon plus grand respect,

Dans le Christ

Pascal de Roubaix.

Orp, le 6 mai 2015

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3 commentaires à propos de “Cher Monseigneur,”

  • Bernard de Gerlache

    Super ta lettre à notre Archevèque ! qui mérite bien la pourpre !
    tibi
    BdeG

  • M. Goffiney

    Merci de nous faire partager cette belle lettre et ces témoignages qui nous confortent si besoin est dans la profonde estime , admiration et affection que nous avons pour Monseigneur Léonard

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