Manifeste pour une révolution citoyenne

Notre pays subit depuis trop longtemps le mensonge démocratique dont vit une classe politique qui,  au cœur du régime, est devenue une oligarchie héréditaire incapable de veiller au « Bien Commun ».

Il n’est pas besoin de longues démonstrations, il s’agit d’une dérive qui étouffe progressivement la démocratie :

  • la division du pays ne correspond pas à la volonté de la majorité des citoyens mais aux rivalités politiciennes ;
  • des tombereaux d’interventions, de lois, de décrets et de règlements découragent l’initiative et la liberté,
  • tout comme une rage taxatrice inévitable face aux besoins sans limites du pouvoir,
  • l’élagage et le dénigrement  progressif de la monarchie s’accentuent;
  • la destruction systématique de la famille, cellule de base d’une société de liberté, nous laisse une société éclatée ;
  • enfin, le « neutralisme » obligatoire relativise le bien comme le mal et oublie les vertus au profit  de satisfactions matérielles immédiatement exigibles.

 

Tout converge aujourd’hui vers un régime inacceptable qui n’a plus de démocratique que la façade.

 

Il est venu le temps de la révolution !

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Nous voulons

UNE REVOLUTION CITOYENNE.

Le BEFFROI veut et propose à tous, une vraie révolution citoyenne qui « renverse » ce système dans le sens mécanique du terme : il faut inverser les pyramides !

Il est temps d’en (re)venir à la souveraineté personnelle du citoyen.

Il est temps d’utiliser les progrès foudroyants des technologies de la communication et de l’information pour construire le régime de liberté responsable que mérite la Belgique du XXIème siècle.

Le BEFFROI ne veut pas jouer au parti politique mais être le lieu de rassemblement, le mouvement de fond, le lobby, qui défend par tous les moyens les principes de liberté responsable et du personnalisme hérité de notre civilisation judéo-chrétienne.

 

Dans les pages qui suivent nous voulons donner les exemples auxquels conduit ce principe général dans les grands sujets incontournables  qui touchent à la nature du régime ou directement à nos libertés fondamentales.

 

A. Les institutions :

Le BEFFROI veut corriger la tendance séparatiste actuelle par la mise  en application du principe de base d’une structure étatique de liberté :

la subsidiarité.

Ceci signifie que tout ce qu’il est possible de gérer au plus proche du citoyen doit l’être. Chaque personne, puis chaque famille est présumée libre et responsable (ce qui n’est pas explicitement interdit est autorisé).

·        La Commune est dépositaire de tous les pouvoirs qu’elle est capable d’exercer elle-même, (y compris son régime linguistique par exemple) en ne cédant à un pouvoir supérieur que ce qu’elle n’a pas la dimension suffisante pour assumer.

·        La région, le pays, et l’Europe agissent de même, pour ne laisser à des traités internationaux que ce qu’il faut gérer à ce niveau (comme les voies aériennes par exemple).

C’est dans cet esprit, dans des structures de liberté, que doit être reconstruite la Belgique, et non en la divisant en deux petites républiques artificielles et antagonistes, concentrant un maximum de pouvoirs.

Pour les questions qu’il est pénible de trancher, dans ce domaine plus que dans tout autre, il faut faire appel aux citoyens eux-mêmes en multipliant systématiquement les consultations populaires.

Enfin la tête de l’Etat doit également rester personnalisée par un monarque aux pouvoirs constitutionnels réels, précis et restreints.

Il vaut mieux que la tête de l’Etat ne soit pas élue :

  • afin qu’elle ne soit pas le chef d’un clan, détesté par les autres,
  • qu’elle soit libre de toute attache,
  • vouée et formée depuis l’enfance à la recherche du bien commun.

Afin que la décentralisation maximum que nous préconisons ne soit pas synonyme de division, nous préconisons que ce soit toujours le Roi qui nomme les pouvoirs exécutifs à tous les niveaux.

 

B. Le système électoral :

 

Le BEFFROI refuse la mainmise des dirigeants de partis sur la composition des Chambres au moyen du contrôle des listes électorales.

Il dénonce aussi les monopoles financiers et médiatiques que se sont octroyés ces mêmes partis en matière électorale, en faussant ainsi l’égalité entre tous les candidats et en réduisant à presque rien la responsabilité de vote des citoyens.

Le BEFFROI préconise ici l’élection des candidats, quel que soit leur parti, sur des listes dont l’ordre, fixé au hasard, n’aura pas d’importance, et sur lesquelles seront très simplement élus, dans l’ordre et sur toutes listes confondues, les candidats qui auront obtenu le plus grand nombre de voix. (Ce qui n’interdit à personne de faire valoir ses appartenances, ni aux partis de soutenir leurs candidats, ni de former des groupes après les élections, au sein du Parlement). Ce système favorise donc volontairement la personnalité et la responsabilité de chaque candidat plutôt que la puissance des appareils.

Par contre il offre l’avantage de ne pas dresser un camp contre l’autre, comme le font les systèmes électoraux à la majorité.

 

C. La loi de finance :

Ici aussi, exactement comme pour les structures institutionnelles, le principe à appliquer selon le BEFFROI est le principe de subsidiarité. Ce qui signifie aussi une « révolution » qui remettra, parallèlement aux compétences attribuées, le système financier et fiscal sur sa base : le contribuable.

Fini le système de « centralisation-redistribution » qui laisse dans les mains de la Particratie le pouvoir de présider à la redistribution de la manne devenue « publique » et donc politique.

Il s’agit de donner la responsabilité fiscale de base à la Commune, qui devra transférer à la Région, qui, à son tour sera financièrement responsable et transmettra à l’Etat, puis l’Etat à l’Europe (comme ça se fait déjà).

En responsabilisant ainsi l’ensemble de la pyramide financière, nous provoquerons structurellement des économies et une gestion bien plus saine de nos deniers confiés au « pouvoir public ».

 

D. Le Travail :

La manière de gérer le travail (en le confondant avec l’emploi) est une des métastases les plus vicieuses du cancer socialiste qui ruine et démoralise notre société. Pour parodier un principe bien connu en matière de coopération, nous serions tentés de dire : « Si vous vous contentez de donner  un « emploi »  à un homme, il y sera payé quelques temps, mais si vous lui permettez de découvrir et d’accomplir son travail, il travaillera toute sa vie. »

Il est urgent de tuer le mythe de l’emploi vu par les esprits déformés comme un immense gâteau que distribuerait à son caprice un « deus ex machina ». Le travail, ce n’est pas une tarte qu’on partage. Le travail c’est une plante qu’on soigne, c’est une vigne qu’on élève. Le travail, c’est vivant.

Il n’existe aucune solution pour « créer de l’emploi » parce que le travail ça ne se décrète pas, ça se cultive. La seule et unique source du travail de l’un, c’est le travail de l’autre. La seule et unique manière de créer du travail, c’est… de travailler.

Ainsi, dans ce domaine où le pouvoir est particulièrement démuni, une fois de plus, la seule politique qui vaille est celle qui responsabilisera au maximum chaque citoyen, de l’enfance à la pension, et qui facilitera à tout propos, en toute priorité et dans tous les domaines, ses capacités de travail.

Le BEFFROI veut donc une révision complète des lois et règlements avec devant les yeux l’obsession de faciliter à tout moment le travail.

 

E.  L’Ecole :

L’école est le principal exemple d’activité dont la politique doit se retirer sur la pointe des pieds.

Dans un pays de démocratie adulte, l’Etat doit se limiter à fixer les standards à atteindre par l’école et ses obligations minimales. Pour le reste, il faut rendre l’école à ceux qui en sont responsables : les directions, les pédagogues et les parents.

Pour mettre ceci en œuvre, le financement de l’école par le système du « chèque scolaire » est adéquat et a fait ses preuves dans d’autres pays.

 

F. L’Economie de marché :

Farouches défenseurs de la liberté et de la responsabilité individuelle, nous adhérons sans réserve à une véritable économie de marché :

des acteurs libres dans un marché transparent.

Mais nous insistons sur deux conditions qui nous semblent vitales pour elle et sans lesquelles il n’est pas de marché véritable:

 Remettre l’Etat à sa place : celle de l’arbitre, au service des gens. Ce qui suppose la fin de son interventionnisme, et donc, la simplification drastique des procédures et des règlementations, une forte restriction des transferts fiscaux et parafiscaux, et l’instauration à tous niveaux de mécanismes de responsabilisation de chacun des acteurs.

 Remettre l’argent à sa place : celle d’outil de l’économie et des affaires, et non leur but.

Le bénéfice, contrairement à ce que proclame l’affairisme, n’est jamais le but de l’entreprise. Certes indispensables, le bénéfice et l’argent qu’il offre ne sont que le moyen de mener le projet de l’entreprise.

Dans cet esprit, l’actuelle pression sur l’entreprise, exercée par de grands investisseurs extérieurs qui exigent des rendements maximum à court terme, sans vouloir prendre en compte le développement raisonnable et les dimensions  humaines de l’entreprise, nous paraît irresponsable et suicidaire pour la pérennité de l’économie de marché.

 

G . La Sécurité :

Voici, par contre, un sujet difficile qui ressort en priorité

absolue au rôle de l’Etat et des pouvoirs publics de tous les niveaux.

Le BEFFROI veut décharger l’Etat de beaucoup de tâches qui ne sont pas

les siennes et lui permettre de se concentrer sur ses priorités dont la

sécurité est la toute première. La police doit être nationale pour le

terrorisme, le grand banditisme et les principaux trafics, mais elle doit

aussi être locale pour la paix des foyers. Il est indispensable d’en revenir à une connaissance réelle, interpersonnelle, des habitants par les agents de quartier.

A ce sujet, l’Etat se trouve actuellement devant une double difficulté

d’une dimension plus qu’inquiétante et particulièrement délicate :

  • Une immigration totalement incontrôlée qui crée fatalement (même si le

«  politiquement correct » interdit de le dire) des circonstances gravement

criminogènes, tout comme des lieux de non-droit,

  • et par ailleurs, l’importation récente d’un certain Islam exalté, militant et très actif, aux intentions ouvertement liberticides.

Il est totalement irresponsable de masquer, pour des phantasmes idéologiques, une réalité d’une telle gravité qui met en jeu l’avenir de nos concitoyens et de l’ensemble de la civilisation européenne.

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CONCLUSION :

En conclusion, nous répéterons encore, au-delà de ces quelques importants exemples, le principe qui sous-tend toute la vision du BEFFROI :

celui d’autonomie, c’est à dire celui de la liberté responsable de chaque citoyen.

Enfin, pour que cette responsabilité puisse s’appliquer, pour qu’elle soit « durable » comme il faut dire aujourd’hui, il lui faut être conscient de la nécessité de tendre vers le bien, vers la valeur universelle.

Au risque de favoriser la loi du plus fort, la liberté n’a qu’une contrainte : celle du bien, de la générosité et de la vertu.

Basée sur ce qu’on peut appeler le «personnalisme», notre philosophie reconnaît les valeurs universelles qui sont premières par rapport aux lois des hommes, et que nous tenons à défendre en opposition ferme au relativisme moral que d’autres imposent actuellement.

A ces valeurs se rattachent également : la fierté de notre Histoire, l’attachement profond à notre patrimoine architectural, artistique, culturel, et religieux, qui forme le socle de notre identité et, donc, de notre liberté.

Les pouvoirs publics ont donc ici le devoir de veiller à la protection du patrimoine et à ce que le bien, la générosité et les vertus soient toujours et partout favorisés, mis à l’honneur et montrés en exemple.

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