La Particratie ne supporte plus notre Monarchie !

Cette fois les masques tombent.

Il y a des années que nous mettons nos compatriotes en garde contre une lancinante et sourde campagne de dénigrement, tout à fait systématique, de la Monarchie, à travers des attaques injustes et souvent scandaleuses contre notre roi, contre ses prédécesseurs ou contre notre famille royale.

Cela fait des années que tous les prétextes sont bons pour diminuer son prestige, pour contester ses pouvoirs, pour dénigrer l’un après l’autre tous les représentants de la famille royale, en même temps que les symboles qui lui sont attachés.

On en arrive même à se méfier des initiatives sympathiques tellement elles ont tendance à effacer, sous prétexte de simplicité, toute forme de solennité, toute trace de protocole et, finalement, toute velléité de respect de bon aloi.

Certains se permettent même, avec quelques ricanements déplacés, de mesurer la popularité ou l’impopularité de l’un ou de l’autre. Comme si les droits d’un Roi à régner dépendaient  de son taux de sympathie dans le public, mesuré par de douteux sondages.

Aujourd’hui, il semble que le moment soit venu pour les particrates de contester la Monarchie à visage découvert, et de réserver à notre souverain un avenir de roi d’opérette.

Dans une grande opération marketing concoctée entre des journaux et des télévisions autant néerlandophones que francophones, nous subissons, sous le prétexte du « débat sans tabou », toute une semaine de matraquage, à faux nez d’études fort sérieuses, pour nous convaincre qu’il est « inéluctable » et dans la « logique de la modernité » de réduire les pouvoirs royaux à ceux d’une fonction purement protocolaires.

Jamais on n’avait vu ça à ce jour : des ministres en exercice qui se permettent, sur le ton de la sagesse, de proposer la réduction, à court terme, des prérogatives royales à celles d’un fantoche.

Décidément nos particrates ne manquent plus d’air et leur outrecuidance ne connaît plus de limites. Nous n’avions aucun doute sur leurs intentions tant il est vrai qu’en oligarchie, le premier ennemi de la caste dirigeante est inévitablement la personne du souverain. Mais nous ne connaissions pas encore leur agenda à ce sujet. Aujourd’hui nous sommes fixés : la campagne de désinformation est lancée qui a pour but de faire passer la réforme en douceur en la présentant progressivement comme une évolution inéluctable. (Le même procédé a présidé à la dislocation du pays, à l’ensemble des réformes éthiques, à la politique de destruction de la famille etc.)

Permettez-nous de faire remarquer toute la supercherie de la démarche. Voyons donc les arguments qui militent pour la fin de notre monarchie constitutionnelle.

Il n’est pas démocratique que le chef de l’Etat ne soit pas élu :

Ah !  Parce qu’il est plus démocratique que la tête du pays soit choisie par un camp contre un autre camp ? Il est plus démocratique que, comme aux USA ou en France par exemple, le chef de l’Etat soit cordialement détesté par la moitié de sa population ?

Il est plus démocratique que, au lieu de se consacrer sans arrière pensée au bien commun, le chef de l’Etat passe la seconde moitié de son mandat à travailler exclusivement à sa réélection ?

Il est plus démocratique que le chef de l’Etat doive sa place à certains groupes ou lobby auquel il devra fatalement renvoyer l’ascenseur, plutôt que de ne devoir ses responsabilités à personne, et d’être structurellement libre de toute attache ?

La réponse honnête est :

Non, le chef d’un Etat vraiment démocratique ne peut pas être élu.


 

Un souverain héréditaire n’est qu’un relent injustifiable  des privilèges d’ancien régime.

Ah, tiens ! Et vous n’avez rien remarqué vous à propos de la particratie. Comme toutes les oligarchies, c’est bien connu, notre particratie n’a aucunement tendance à devenir héréditaire, et c’est par pur mérite que les « fils (et filles) de » se retrouvent ministres à 25 ans ?

Ce ne serait pas plutôt là qu’il faudrait chercher les privilèges ?

La réponse honnête est :

Etre Roi n’est vraiment pas un privilège, c’est plutôt un sacerdoce auquel il est indispensable d’être préparé par toute son éducation.


 

Pourquoi serait-ce un « Monarque » qui doive nommer les ministres ? C’est dépassé et antidémocratique.

Ces critiques là sont faites par des gens qui dépendent pour toute leur carrière du bon vouloir de présidents de partis. Nous n’avons pourtant pas remarqué que ces présidents auraient été élus par le peuple souverain. Et tout le monde trouve normal, et « démocratique » que ce soit eux qui choisissent « leurs » ministres.

La réponse honnête est :

Il est démocratique que celui qui nomme l’exécutif soit au-dessus des partis et des coteries. Un pays où ce sont les chefs de partis (associations sans personnalité, ni existence constitutionnelle) qui choisissent « leurs » ministres, n’est pas un pays tout à fait démocratique.

Ce roi et toute sa famille, ça coûte une fortune au contribuable !

Et bien non, justement pas. Toutes les études comparatives (pas très faciles vu les différences considérables d’un pays à l’autre) prouvent à l’évidence qu’un roi et une famille royale coûtent beaucoup moins cher qu’une succession de présidents (et leurs épouses).

Par ailleurs, en Belgique, une grande partie des coûts est couverte par la donation que fit Léopold II dans ce but. De plus, un roi « protocolaire » ne coûterait sans doute pas un euro de moins.

Enfin, entendre des particrates qui ont multiplié nos parlements, nos gouvernements et tous les cabinets pléthoriques qu’ils comportent, au point de rendre le pays ingouvernable, oser critiquer le coût de la royauté, il y a la quelque chose qui dépasse le surréalisme tant apprécié dans notre petite terre d’hédonisme.

La réponse honnête est :

Au sein du pouvoir exécutif, la branche de loin la moins dispendieuse est la maison royale.


Il n’y a pas de justification à ce que le Roi sanctionne  les lois.

En Belgique, la Constitution prévoit que pour qu’un projet de loi voté par les Chambres passe à l’état de loi, il faut encore que le Roi, dans son rôle de branche du pouvoir législatif, « sanctionne » la loi. Ce n’est qu’au moment où un texte voté est revêtu de la sanction du Roi, qu’il devient loi.

(Après quoi il s’agira de « promulguer » la loi ce qui est un acte du Roi comme chef de l’exécutif)

Il s’agit donc ici de donner à une personne totalement indépendante des partis, au-dessus des intérêts partisans, le pouvoir de refuser une loi que la majorité a voulue. En réalité c’est une sorte de dernier verrou qui peut éviter ce que certains appellent « la dictature de la moitié des voix plus une ».

Ainsi le Roi qui personnifie ici à lui seul le bien commun, a le pouvoir de l’éviter.

Quand on se rappelle qu’un Hitler est arrivé au pouvoir en toute légalité, on se dit qu’un dernier verrou n’est peut être pas stupide.

Ceci dit, il faut bien admettre qu’il ne fonctionne plus vraiment. Il est évident que des lois comme celles qui ont successivement démantelé les institutions belges, au point de rendre le pays quasi ingouvernable, portent une vision pour le moins inquiétante de la démocratie. Or elles sont bel et bien passées.

Mais si un principe fonctionne mal, ce n’est pas une raison pour le supprimer. C’est plutôt une raison pour le guérir de ce mauvais fonctionnement.

La réponse honnête est donc :

Il est important qu’une « sanction » des lois existe, indépendamment des majorités politiques. Aidons donc le Roi dans la façon de mener cette mission.

Voilà donc leurs principaux arguments dont aucun ne résiste à la critique la plus élémentaire.

Mais ce n’est pas parce que leurs raisons ne sont pas bonnes qu’ils vont se gêner pour réduire le rôle du Roi. Au contraire, et la manipulation organisée de l’opinion, qui vient de s’accélérer, en est la preuve.

A nous de défendre notre régime de Monarchie constitutionnelle  génialement conçu en 1831.

A nous d’allumer des contre feux et de démontrer à quel point ils ont tort.

A nous de défendre « Le Roi, la loi, la liberté ».(ter)

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