Démocratique, cette politique de mort ?
politique de mort

Ayant inauguré un nouveau site internet officiel sur les « droits de la femme », une jeune et jolie personne qui a le rude privilège d’être ministre dans le gouvernement français actuel, vient de reprendre à son compte un slogan particulièrement efficace mais surtout particulièrement monstrueux : « L’avortement n’est pas un problème, l’avortement est une solution ! »

J’ai envie d’ajouter : « Oui, et même une solution finale !» (Une référence qu’on aurait pu espérer ne jamais plus devoir envisager).

Je ne sais pas où ni comment se (dé)forment les esprits de ces gens qui, dans tous nos pays, imposent leur inconscience mortifère, et je ne désire pas le savoir, mais je ne puis pas accepter la société qu’ils nous concoctent.

« Ce refus est votre droit », me diront-ils, « mais reconnaissez que ceux qui pensent comme vous sont minoritaires » et donc, au nom de la démocratie, nous devrions accepter…

  • Accepter que l’avortement (qui reste un crime partiellement dépénalisé) soit transformé par ces gens en « un droit fondamental de  la femme ».
  • Accepter qu’on fasse avorter des jeunes mineures à l’insu de leurs parents.
  • Accepter que les mêmes autorisent l’élimination des vieillards, des handicapés et des enfants malades, dès qu’ils dépassent le seuil de leur intolérance.
  • Accepter que l’école explique à nos enfants que leur sexe dépend de leur choix.
  • Accepter qu’on appelle « mariage », des assemblages homosexuels.
  • Accepter qu’on stocke des êtres humains en les congelant pour en faire du matériel d’expérience.
  • Accepter qu’on réinstaure la répudiation sous prétexte de faciliter le divorce.
  • Accepter qu’on conteste le droit d’objection de conscience.
  • Accepter qu’on efface l’autorité parentale.
  • Etc. etc…

Et bien non ! Non, non et non !  Je refuse, et ce refus n’est pas que mon droit, il est aussi et surtout mon devoir et le devoir de toute personne sensée ayant encore un minimum de bon sens et de conscience morale.

« Mais alors », nous répondront les malades qui nous gouvernent, « vous n’êtes donc pas respectueux de la démocratie ? Vous voulez imposer votre opinion minoritaire à toute la société. »

Moi je n’impose rien à personne, je sais simplement que nous vivons au sein d’une société humaine et que, dans cette société, nul, même pas la majorité, n’a le droit de vie et de mort sur ses semblables. Il est quand même curieux que des « progressistes » qui ont voté la fin de la peine de mort (et qui ont raison d’en être fiers) ne puissent pas comprendre cette évidence.

Ce que les matérialistes ne parviennent pas à accepter c’est qu’il existe, au-dessus de nos petites volontés individuelles, au-dessus des règles décidées par la majorité, au-dessus des lois des hommes, des réalités universelles dont la valeur s’impose à nous pour la simple et unique raison que nous sommes des êtres humains doués de conscience et donc conscients de nos limites. Tout comme chacun de nous a ses limites, notre société a ses limites et elle ne peut pas les transgresser au risque de se perdre.

C’est le pape Jean-Paul II qui souriait en affirmant que Dieu lui-même était soumis aux valeurs universelles qui structurent le monde.

Il est évident pour toute personne un tant soit peu raisonnable, que la première de ces valeurs est la vie elle-même, et que la famille qui est son creuset, la suit immédiatement. Ceci n’est pas une opinion. C’est une réalité qui dépasse nos volontés individuelles. Elle n’est donc en rien susceptible d’être acceptée ou refusée par nos choix politiques.

99.9 % des électeurs auraient beau voter contre la gravitation universelle, les pommes continueront de tomber en automne.

99.9% des électeurs pourront autoriser l’assemblage des fiches d’électricité mâles entre elles et femelles entre elles, il n’en restera pas moins qu’il s’agira toujours de bricolages dangereux allant à l’encontre de la raison même pour laquelle ces fiches ont été conçues mâles et femelles.

99.9 % de nos concitoyens auront beau décréter que le fœtus n’est pas un être humain, il n’en restera pas moins qu’il s’agit d’un être vivant et que cet être est incontestablement humain.

Par ailleurs je préciserais que la démocratie n’est pas un but en soi. Le but est une structure politique qui assure au mieux un régime de liberté individuelle autant que de responsabilité sociale. La souveraineté du peuple, oui, mais pas le peuple souverain absolu. Les éléments inaccessibles à la souveraineté du peuple sont, par exemple, les valeurs qui sont constitutives de la société des hommes : la vie elle-même, son renouvellement par l’indispensable rapprochement d’un homme et d’une femme, la famille comme structure de base et creuset affectif irremplaçable, les pratiques vertueuses qui sont bonnes et celles qui, vicieuses, sont mauvaises etc…

Permettez-moi de conclure en vous rappelant une formule qui a connu un succès foudroyant voici plus de 2.000 ans : « Rendez à César ce qui est à César… » Cette formule historique était totalement révolutionnaire à l’époque où elle a fondé la séparation des pouvoirs, et figurez-vous qu’elle peut répondre à notre problème d’aujourd’hui, à condition de la citer entièrement : « …et à Dieu, ce qui est à Dieu ».

La séparation des pouvoirs est incontestablement le premier critère pour un régime de liberté, mais qui dit séparation ne dit pas exclusion d’une des parties.

On ne peut donner tout à César et prétendre oublier Dieu, sans être totalitaire.

La part de Dieu ce sont précisément ces valeurs, intouchables par l’homme, sans lesquelles il n’y a pas de liberté qui tienne.

(1 votes - 5.00)
Loading...Loading...

Laissez un commentaire

Votre email ne sera pas visible.