1er Ministre
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En réaction à mes derniers courriers ou autres interventions sur « Facebook », plusieurs de mes lecteurs ont soudain exprimé leur souhait de me voir, moi, premier ministre !? Outre le fait que ce souhait me semble se heurter un peu trop frontalement aux réalités de nos institutions politiques, et que je ne suis pas certain que la place soit disponible, je ne crois pas qu’ils me souhaitent vraiment autant de mal, ni à moi, ni d’ailleurs à la Belgique qui ne mérite pas ça. (Je conçois en effet un portefeuille de ministre comme une lourde responsabilité de gestion journalière. Or, si je ne doute pas de mes dons, je ne doute pas non plus de mon incapacité pathologique au travail administratif qui me semble incontournable dans les responsabilités d’ un mandat exécutif.)

 

Ceci dit, je pense tout de même que ces amis n’envisagent pas de coup d’état et que ce qu’ils veulent dire par ce souhait en forme de synecdoque, n’est pas de voir M. Di Rupo renversé, mais bien de voir un jour, les options qui sont miennes, et qu’ils partagent avec tous les amis du Beffroi, prendre le dessus et s’imposer en politique pour le plus grand bien de notre pauvre pays.

 

Mais puisque le jeu semble les amuser, jouons-le un peu si vous le voulez bien. Je m’y suis laissé aller suivant les règles en vogue aujourd’hui :

 

 

« Moi, premier ministre, je … »

 

 

Moi, premier ministre, j’arrête le processus de division de la Belgique en deux entités antagonistes unilingues.

Je condamne les discriminations basées sur la langue au même titre que toutes les autres discriminations. (Exemple : interdiction de discrimination linguistique dans les règlementations électorales ). Je supprime toute frontière linguistique et confie la libre responsabilité des langues administratives aux communes.

J’augmente considérablement le pouvoir local (communal) par mise en application systématique du principe de subsidiarité. Tout ce qui peut être géré au niveau local doit l’être, et ne doit être transféré plus haut, à la Province, à la Région (si elle s’avère utile), puis à l’Etat, puis à l’Europe, que ce que ne peut gérer le niveau de pouvoir plus bas, le plus proche possible du citoyen.

Chaque niveau de pouvoir est doté d’un contrôle démocratique  et reçoit le pouvoir fiscal correspondant à ses responsabilités. Ceci implique le transfert des intercommunales aux institutions démocratiques, sans doute les Provinces.

Ceci implique aussi, remarquons-le bien, un véritable pouvoir européen, restreint à ce qui est nécessaire, mais fiscalement responsable et démocratiquement contrôlé.

Moi, premier ministre, je restaure le Roi dans toutes ses prérogatives strictement constitutionnelles et je couvre totalement sa responsabilité politique.

Je propose que le Roi s’entoure d’un « conseil de la couronne » indépendant des partis, composé de véritables sommités choisies par lui parmi les personnalités les plus éminentes des diverses composantes de la société. Le Roi aurait l’obligation de consulter ce Conseil mais celui-ci n’aurait aucun autre pouvoir et ses avis ne recevrait aucune forme de publicité. Je rendrais également punissable pénalement toute infraction à ce principe et au secret du « colloque singulier ».

Moi, premier ministre, je remets la famille traditionnelle à sa place première de cellule de base de notre société. Je mets tout en œuvre pour la protéger, pour favoriser et encourager le mariage et sa solidité par des politiques sociales et fiscales appropriées. Je développe une politique nataliste de grande envergure et facilite l’adoption des enfants tout en l’interdisant en dehors du mariage. Les homosexuels pourront obtenir s’ils le veulent un statut économique et social particulier qui rencontre leurs justes revendications, mais qui n’entrera bien entendu plus en confusion avec le mariage.

Je rends obligatoire les services de soins palliatifs dans tous les hôpitaux ce qui  rendra l’euthanasie aussi obsolète qu’inutile.

Je coupe les vivres au réseau des centres de planning  familial. Ce ne sont que des avortoirs dont les agissements ont depuis longtemps enfreint la loi qui dépénalise l’avortement. Il s’agit de crimes journellement tolérés au mépris total de la loi.

J’organise en même temps un réseau de centre de soutien aux jeunes filles et femmes  enceintes qui rencontrent des difficultés face à leur grossesse, et je les dote de moyens d’action substantiels pour organiser des accompagnements efficaces.

J’interdis aussi sous peine de poursuite pénale les recherches sur embryons humains (par ailleurs rendues inutiles grâce aux découvertes les plus récentes).

Moi premier ministre, je nomme une commission spéciale dans chaque département ministériel, chargée en priorité absolue  d’analyser la pertinence et l’efficacité des règlementations qui les concernent, et l’utilité des services qui en découlent, avec comme mission d’arriver à en supprimer rapidement le plus grand nombre possible.

Moi premier ministre, je restaure la liberté d’enseignement. C’est-à-dire que je libère tout l’enseignement de l’interventionnisme politique ( ses directives actuelles nous prouvent tous les jours son incapacité) en mettant en œuvre le chèque scolaire qui donne à chaque parent la liberté totale de payer l’école de son choix et supprime la notion même de « réseau ». Je réduis le rôle de l’Etat qui fixe et contrôle les niveaux à atteindre.

Je donne aux P.O. les pouvoirs et responsabilités d’un vrai conseil d’administration, je confie les pouvoirs réels de gestion de l’école et de tout son personnel au directeur, et son projet pédagogique aux enseignants.

Moi, premier ministre, je crée, jusqu’au retour à l’équilibre des budgets, un quota annuel (5 % ?) de réduction obligatoire des dépenses des départements ministériels, des parastataux, et de toutes les administrations des pouvoirs subordonnés, à l’exception de l’armée, de la police et de la justice qui, parents pauvres des budgets jusqu’à ce jour, sont pourtant les organes en charge de la première responsabilité de l’Etat : la sécurité extérieure et intérieure des citoyens.

Moi, premier ministre, sachant que c’est le travail productif qui seul peut créer du travail et donc les contrats d’emplois qu’il suscitera, je libère tant que je peux le travail productif des contraintes qui le paralysent aujourd’hui, et je pourchasse le travail improductif parasite.

Moi, premier ministre, j’instaure le plafond absolu du total des charges et impôts sur le travail à 40% de son coût réel.  (Aujourd’hui il n’y a pas de plafond et le transfert moyen pour le travailleur de base dépasse les 60% de ce que son travail net a produit)

Je mets sur pieds une commission indépendante de fiscalistes experts chargés de reconstruire un droit fiscal simple, compréhensible par tout citoyen normalement instruit, et qui ne pourra plus être modifié par l’administration.

Moi, premier ministre,   je casse les reins à l’oligarchie particratique en libérant les personnes élues de la domination des appareils de parti. Pour cela, je supprime les listes électorales et donc la possibilité pour les partis (et leurs chefs) de fixer l’ordre des élus. Le vote se fera personnellement pour un candidat sur l’entièreté de la circonscription concernée, et chaque électeur éligible pourra se présenter (quitte, bien entendu, à être ou non soutenu par un parti ou par qui que ce soit) Tout soutien à un candidat et toute aide financière seront libres mais aussi entièrement transparents. Un soutien caché sera pénalement condamné et évincera le candidat. Seront élus, tout simplement,  ceux qui auront obtenu le plus de voix jusqu’à épuisement des places à pourvoir. Le suppléant d’un élu défaillant sera obligatoirement le premier, en nombre de voix, des non élus.(Quelle que soit sa tendance)

Les conditions pour être éligible seront réduites et identiques pour tous les scrutins:

1)  la jouissance des droits civils et politiques,

2)     la nationalité belge,

3)     la majorité civile,

4)     la domiciliation réelle dans la circonscription concernée.

Le Roi ne consultera plus les présidents de partis (qui sont des chefs d’associations de fait privées sans aucune légitimité démocratique) mais bien les chefs de groupes élus au sein de la Chambre des Représentants (qui sont les leaders du pouvoir législatif).

Afin de supprimer les cumuls inacceptables, chaque mandat est défini en fonction du temps de prestation qu’il requiert normalement, et aucun cumul n’est autorisé au delà du temps humainement utilisable. (12h  /jour ?)

Moi, premier ministre, je restaure la séparation des pouvoirs par des mesures fondamentales :

1°  Celui qui, à quelque niveau que ce soit, accepte un portefeuille exécutif doit démissionner de tout mandat législatif et ne peut plus être réélu avant un délai de vacuité de deux ans après être sorti de charge. (Un élu du peuple l’est pour contrôler l’exécutif et non pour rêver d’en faire partie).

2°  La dépolitisation : les nominations faites par l’exécutif désigneront obligatoirement des candidats proposés par des « conseils de nominations » totalement dépolitisés. Ceux –ci seront formés par les plus récents pensionnés de chaque branche, élus pour ce faire par leurs pairs, pour des mandats de deux ans non renouvelables. (Ceci afin de garantir à la fois leur compétence, leur détachement et leur indépendance)

3°  Le budget de la Justice (le pouvoir judiciaire) est fixé par le Parlement pour la durée de la législature en dehors du budget annuel présenté par le gouvernement et il ne peut en aucun cas se voir diminuer en cours de législature.

Moi, premier ministre, je veille à la laïcité des pouvoirs exécutifs en leur réservant donc ce qui est à eux (à César ce qui est à César), mais aussi en évitant que les questions de philosophie, de morale ou de religion, et toute la dimension éthique et personnaliste des questions de société soient dépendantes des autorités politiques (et à Dieu ce qui est à Dieu). Je proposerai donc un Sénat composé de délégués des grands corps sociaux institutionnels reconnus : les églises, les syndicats, les fédérations professionnelles, les universités, et les académies.

Ce Sénat disposera d’une compétence d’avis sur tout sujet qu’il jugera utile et d’un pouvoir d’évocation de tout projet de loi déposé à la Chambre dont le contenu pourrait provoquer une évolution sociale importante.  La Chambre des Représentants ne pourrait passer outre aux critiques et amendements éventuels du Sénat qu’en justifiant ses choix sur chaque point de désaccord, mais elle ne pourrait voter un projet qui serait purement et simplement rejeté par le Sénat.

Moi, premier ministre, je refuse les attitudes hypocrites  au sujet de l’immigration, ainsi qu’au sujet des développements inquiétants de l’islamisme ultra. Même si le laisser-aller dans ce domaine est moindre qu’il ne l’a été, je veux encore durcir notre attitude vis-à-vis de toute forme d’immigration inutile et dangereuse, et augmenter nos exigences en matière de possibilité et de volonté d’intégration. Tout laxisme dans ce domaine est une faiblesse qui se retourne autant contre l’immigré que contre nos concitoyens.

Quant à l’Islam, nous ne pouvons tolérer que soit développée volontairement chez nous une intolérance à notre propre égard. Pour pouvoir surmonter cela, il faut sans doute prendre des mesures d’exception. Par exemple, il faut exiger que ses prêches et ses enseignements soient donnés dans une de nos langues nationales. Il ne faut pas accepter que nos us et coutumes soient modifiés par des exigences exacerbées dans le seul but de rendre impossible l’intégration des musulmans.

Je veux faire barrage aux flux d’argent en provenance de pays qui, en soutenant les ultras, favorisent la déstabilisation de notre corps social.

Je ne veux pas non plus donner la nationalité belge à des gens qui montrent par leurs choix et attitudes qu’ils ne désirent pas être assimilés. Mais je veux réserver notre système d’allocations familiales à ceux qui auront obtenu la naturalisation.

Enfin je prendrai contact avec mes partenaires européens pour leur faire comprendre l’urgence qu’il y a pour l’Europe à s’occuper du redéveloppement urgentissime de l’Afrique (principalement subsaharienne) que nous avons stupidement et lâchement abandonnée à ses démons, car je suis intimement convaincu qu’il s’agit là d’une question de vie ou de mort pour les deux continents.

Bon, tout ceci dit, moi, simple citoyen, je me suis fait plaisir, comme vous avez pu le comprendre,  mais plaisir que  j’espère vous avoir fait partager !

Encore bon 2013 à tous.

 

Pascal de Roubaix.

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12 commentaires à propos de “1er Ministre”

  • A. P.

    Bonjour
    J ai bien aimé le “moi premier ministre”
    Il manque cependant un point important : la lutte contre la corruption qui est un des cancers de la Belgique
    TOUT RESPONSABLE POLITIQUE ou fonctionnaire jugé coupable sera inéligible à vie ou licencié pour faute grave.
    La corruption doit devenir pénale.
    Et être jugée en priorité.
    Il serait bon que les médias rapportent les condamnations.

    Enfin , j aimerais que vous insistiez plus sur les réformes de structure
    Nous avons 828,000 fonctionnaires
    On peut faire plus avec beaucoup moins
    Je vous recommande la lecture de :
    http://www.amazon.fr/Le-déni-français-Sophie-Pedder/dp/2709639629/ref=sr_1_sc_1?ie=UTF8&qid=1357659755&sr=8-1-spell
    C est la correspondante en France de l Economist

    Bien à vous

  • Jean-Louis Couvreur

    Un rêve effectivement, mais c’est à peu près tout ce qui nous reste dans cette société où “tout fout le camp” (à part la rage taxatoire plus vive que jamais).
    Pour que l’Europe soit vraiment démocratique, il faudrait que des listes européennes soient constituées pour élire le parlement européen et que l’on puisse voter pour n’importe quel Européen sur ces listes : On est loin d’y être! En attendant, en Europe, la technocratie remplace graduellement la démocratie. Suite à ce constat de déficit démocratique, je suis devenu eurosceptique et partisan de Cameron.
    Par ailleurs, le pouvoir des médias est devenu démesuré, s’immiscant dans la vie privée de tous à la recherche de juteux scandales, y compris au sein de la famille royale. En agissant ainsi sur l’opinion publique, les médias font le jeu de certains politiciens qui veulent abattre nos institutions à leur profit.
    Nos valeurs morales ne sont plus défendues par quiconque ayant le pouvoir, elles sont au contraire sacrifiées à l’électoralisme et à la finance. Le seul message que je vois de la part de nos politiciens, quitte à vendre leur âme au diable, est : “Votez pour nous!” et puis “Payez pour nous!”.

  • Thierry Muûls

    Programme intéressant .Chaque sujet mérite cependant débat sur le fond tout d’abord: l’opportunité de chacune des propositions dans sa totalité,il y a à prendre et à laisser, voire dans sa radicalité ( des élements peuvent être souhaitables mais devraient être nuancés), et ensuite sur le réalisme du programme.
    Ceci étant comme vous le dites on doit pouvoir se lacher de temps en temps, surtout le jour du réveillon!
    Tant qu’ à faire vous auriez pu développer un programme de politique extérieure également de votre compétence “monsieur le premier ministre”
    Bonne année.

  • Poncelet Michel

    on peut rêver chère Françoise !
    il est parfois bon de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.
    Faire preuve de courage. Ce n’est pas une raison pour être d’accord sur tout, mais il y a de bonnes choses qui sont dites :
    intégration, dépolitisation, taxation, des maladies qui nous rongent.

  • Anne Claessens-Buscemi

    merci pour ce magnifique programme, que d’aspects envisagés,que d’idées novatrices! la politique sous cet angle me parait simple, transparente, accessible, mais évidemment , la perfection,l’idéal comme la justice ne sont pas de ce monde….
    j’ai vraiment terriblement apprécié,ce branle-bas de combat dans notre société! dommage , ce ne fut qu’un rêve!
    cependant je pense qu’il est urgentissime d’adresser ce courrier à tous nos élus! qui sait quelques-uns approuveront peut-être!et réaliseront qu’il y a beaucoup de choses à changer, dans tant de domaines divers…
    famille, éducation, enseignement ,gestion,recherche scientifique respect de la vie,soins en fin de vie….accueil des immigrés, les discriminations, la place du Roi,l’unité de la Belgique….le développement de l’Afrique ,que de thèmes abordés!!
    mille mercis au moins j’ai eu l’opportunité de beaucoup sourire!
    mille mercis pour ces lignes qui suscitent une réelle prise de conscience!

  • Fernand Schmetz

    Je souhaite réagir sur la dépolitisation des nominations dans le secteur public. Depuis des lustres, il y a des voix pour prôner cette dépolitisation. La dernière réforme intervenue, il y a une dizaine d’année (appelée réforme Copernic), propageait ce même discours. Cela resta toujours sans effet. On peut même écrire que les efforts de dépolitisation des nominations ont toujours eu pour effet d’accroître la politisation.
    Le discours de dépolitisation, toujours omniprésent, a notamment pour effet de permettre une politisation larvée, toujours présente en se dissimulant, dans tous les rouages de l’Etat.
    D’où ma proposition, optons pour une politisation franche, transparente. Lorsqu’un nouveau ministre arrive, il peut choisir ses top manager, dans un pool de fonctionnaires aptes à exercer des fonctions de management, sélectionnés dans une école nationale d’administration. De cette façon, il se placera dans les meilleures conditions pour réaliser son programme et, après écoulement de la législature, les citoyens pourront démocratiquement sanctionner son action.

  • Claire D.

    Et si cela pouvait se réaliser.
    C’ est un plaisir de vous lire.
    merci et très heureuse année.

  • françoise le borne

    Cher Pascal, j’ai beaucoup ri !

    Vous confondez délicieusement le rôle de Premier Ministre (un coordinateur sans plus) avec celui de Despote Eclairé.

    Bien entendu, votre gouvernement ne tiendrait pas deux minutes, et aucune des réformes préconisées ne seraient adoptées par le Parlement.

    Pour qu’une “idée” soit bonne, il faut un temps considérable pour rallier les esprits, et la mettre en oeuvre, mais aussi et préalablement prendre pied dans une réalité à laquelle vous avez totalement échappé.

    Très amicalement.

  • Charles-Antoine De Coster

    C’est la première fois que je lis et je souhaite VRAIMENT me désinscrire.

    Je ne vais pas argumenter mais 90% du propos est en contradiction avec mon sentiment. Ne m’envoyez donc plus ce courrier qui à mes yeux fait office de torchon bien enrobé (rendons à césar ce qui lui appartient).

    J’ai cliqué sur le lien mais il n’est pas fonctionnel.

    Dommage!

    Je rétorquerais à Charles Van Oldeneel que l’expérience dans tous les sens de la vie, tant quant à l’eotanisie vue de près que pour l’avortement … mène la plus part du temps à quitter le boulevard des avis bien tranchés pour emprunter le chemin de la nuance, qui par définition s’exprime en plus de mots. Malheureusement il faut prendre les temps de la réflextion et de l’aprentissage par l’expérience en non par les chiffres.

    bref, je suppose que vos lecteurs ne partagerons pas ma réflexion et je n’en ai cure, je n’en fais pas partie.

  • Charles van Oldeneel

    Merci, Pascal, pour ce beau rêve !

    Les centres de planning familial sont-ils à ce point “spécialisés” dans le massacre des Innocents ? Je suis assez naïf, je sais, mais j’espérais mieux, sans connaître le sujet de près.

    Pour l’euthanasie ( que j’ai vécue avec mon père, en 1968 – on n’a pas employé le mot, mais bien la morphine ), j’aurais tendance à laisser la porte ouverte … Il y avait là le médecin, le curé de la paroisse voisine, ami de la famille, une tante au moins, ma mère, et les 2 aînés, dont moi.
    Ma mère a dit : ” on ne peut plus aider, il souffre beaucoup, on va soulager en augmentant la dose, mais le coeur risque de ne pas supporter. Venez dire “au revoir”, au cas où …”.

    Je n’ai pas été choqué – j’avais 20 ans alors -, j’ai compris plus tard, et ne jugerai jamais. En même temps, je comprends la nécessité de “garde-fous” … Sujet difficile à encadrer légalement.

    Par ailleurs, importance de donner à l’Europe ( puis au Monde – à l’Humanité, qui n’est pas encore prête ) les moyens politiques de guider son évolution, au-dessus des partisaneries ( c’est nouveau ! ), à la façon de notre monarchie …

    En résumé, j’aime beaucoup votre discours de non-campagne, et vous en remercie.

    Un détail malheureux : sans doute lors d’une petite refonte du texte, dans le deuxième “Moi, premier ministre”, un mot n’a pas suivi l’évolution du reste : ” ses avis ne recevrait aucune forme de publicité.”

    Nous autres, humains, ne pourrons jamais prétendre à la perfection.

    Merci encore.

    Charles van Oldeneel

  • aglaë de Bruyn

    tu t’es fait plaisir et tu m’as faiat plaisir ! mais maintenant ? Dans quelle mesure, à l’heure de Tweet , facebook et autres, pourrais tu après avoir au préalable tenu compte des remarques ou commentaiares de membres du Beffroi, viser à en faire une diffusion plus large … Avaaz a une grande audience 😉
    mais j’aime ce nouveau ton, la forme, et, pour presque tout … le fond.
    réfléchissons-y

  • de Changy

    Vous ne pourriez pas envoyer un double de cette lettre à notre premier ministre, cela lui donnera peut-être des idées….
    Merci pour vos réflexions très pertinantes

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